Jeudi 26 février, j’ai participé aux Assises du ferroviaire en Dordogne, organisées à Périgueux par la CGT Cheminots. Cette rencontre a permis de réunir usagers, élus, cheminots et acteurs économiques autour d’un débat essentiel : quel avenir voulons-nous pour le rail dans notre territoire ?
Les échanges ont confirmé un constat largement partagé : notre réseau ferroviaire souffre d’un sous-investissement chronique. Certaines lignes illustrent particulièrement cette situation. Entre Périgueux et Agen, par exemple, les temps de trajet sont aujourd’hui plus longs qu’il y a cinquante ans. Les inquiétudes sont également fortes concernant l’avenir des guichets dans les gares, pourtant indispensables pour garantir un service public accessible à toutes et tous.
Le ferroviaire représente aussi un pilier économique pour la Dordogne. Environ 1 000 emplois y sont directement liés, dont près de 700 au technicentre de Périgueux et 70 agents sur le site de Chamiers. Derrière la question du réseau, c’est donc aussi celle de l’emploi industriel et du savoir-faire ferroviaire qui se joue.
Ces Assises ont également mis en lumière les interrogations liées à l’ouverture à la concurrence des trains express régionaux (TER) prévue d’ici 2034 qui risque d’accentuer les inégalités entre territoires.
Ce débat prend une résonance particulière à l’heure où le Sénat s’apprête à examiner prochainement le projet de loi-cadre relatif au développement des transports. Ce texte pose les principes du futur modèle de financement des infrastructures de transports en France, afin de répondre aux besoins de mobilité dans le pays. À cette occasion, je porterai la nécessité d’investissements à la hauteur des besoins, de la préservation d’un service public ferroviaire fort et d’une égalité d’accès aux transports pour tous les territoires, ruraux comme urbains.
Le train est un levier essentiel d’aménagement du territoire, de transition écologique et de justice territoriale. Les habitants de la Dordogne ne sont pas des citoyens de seconde zone : ils doivent pouvoir compter sur un réseau ferroviaire moderne, fiable et accessible. C’est le sens du combat que je continuerai de mener dans les débats parlementaires à venir.



