Après près de vingt jours et nuits de débats budgétaires, le Sénat a adopté, le 15 décembre, le projet de loi de finances pour 2026 par 187 voix contre 109. Profondément remanié par la majorité sénatoriale de droite et du centre, il vient d’être mis en échec en commission mixte paritaire.
Ce budget est l’expression d’une continuité politique assumée : celle de la politique de l’offre menée depuis 2017, durcie et amplifiée par la droite sénatoriale. Loin de répondre aux urgences sociales, territoriales et écologiques, il accentue les déséquilibres existants.
Alors que l’objectif affiché était la réduction du déficit, les choix opérés conduisent à l’effet inverse. La majorité sénatoriale a fait le choix de réduire les recettes de l’État, en accordant 8 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux grandes entreprises et aux grandes fortunes, tout en imposant près de 30 milliards d’euros de coupes aux collectivités locales et aux services publics.
Ces orientations se traduisent par des décisions lourdes de conséquences : reconduction du dispositif Dilico à hauteur de 900 millions d’euros, suppression de 4 000 postes d’enseignants, effondrement du Fonds Vert — passé de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 650 millions d’euros en 2026 —, ou encore poursuite du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Autant de transferts de charges vers les collectivités et autant de fragilisations pour les services publics de proximité.
🟥 AVEC MON GROUPE NOUS AVONS PORTÉ :
- 500 propositions sur les deux parties du budget
- 70 milliards d’euros de recettes possibles, en mettant le capital à contribution
- et rappelé que seuls 8 % des Français soutiennent ce budget
Le rejet en commission mixte paritaire nous conduit vers une loi spéciale dans les prochains jours afin de reconduire les crédits de 2025 dans l’attente d’un nouveau vote dans le courant du 1er trimestre de 2026.
Je reste avec mon groupe CRCE-K pleinement mobilisé pour défendre une autre vision du budget : un budget au service de la justice fiscale, des services publics, des collectivités territoriales et de la transition écologique.



