Adopté après un long parcours parlementaire et un recours au 49.3, le budget 2026 acte un effort important demandé aux collectivités estimé par le gouvernement à 2 milliards d’euros. S’il est inférieur aux annonces initiales, son impact reste réel sur les finances locales.
Communes : exonérées du Dilico, mais sous pression
Le Dilico est reconduit à hauteur de 740 M€, mais les communes en sont totalement exonérées. L’effort repose principalement sur les intercommunalités, les départements et les régions, avec des conséquences attendues sur l’investissement local.
DGF gelée en 2026
La DGF est maintenue à son niveau de 2025 : ni baisse, ni revalorisation.
Cette non-indexation sur l’inflation entraînera toutefois une baisse de la DGF pour une majorité de communes.
Les dotations de solidarité augmentent mais à enveloppe constante :
DSU : +140 M€
DSR : +150 M€
Moins de moyens pour l’investissement et la transition écologique
Le projet de fusion des dotations d’investissement (DSIL, DETR, DPV) est abandonné.
La DSIL est confirmée en baisse de 200 M€.
Le Fonds vert passe de 1,15 Md€ en 2025 à environ 840 M€ en 2026, après avoir déjà été divisé par deux l’an dernier.
Formation des agents : alerte sur le CNFPT
Le plafonnement de la cotisation versée au CNFPT entraîne une ponction sur les collectivités estimée entre 16 et 40 M€, suscitant une vive inquiétude des élus quant à l’avenir de la formation des agents territoriaux.
Une prime de 500 € pour les maires
La prime annuelle de 500 € nets promise aux maires est confirmée. Versée via les communes, elle vise à compenser partiellement les missions exercées pour le compte de l’État.
Logement et autres mesures à retenir
Fusion des taxes sur les logements vacants, avec possibilité pour les communes d’augmenter les taux ;
Création d’un statut du bailleur privé ;
Mise en place d’un dispositif d’assurance et de mutualisation pour les collectivités en cas d’émeutes ;
Prolongation du zonage ZRR pour certaines communes jusqu’en 2029.


