Marie Claude Varaillas

A healthcare professional with a stethoscope and red heart symbol emphasizes cardiology care.

Proposition de loi visant à accélérer la prévention cardio-neuro-vasculaire et à anticiper un risque sanitaire et social majeur

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Adoptée en première lecture par le Sénat le 9 juin dernier, cette proposition de loi vise à renforcer la prévention des maladies cardio-neuro-vasculaires, qui constituent aujourd’hui la deuxième cause de mortalité en France.

Chaque année, 140 000  personnes en décèdent. La France accuse un retard significatif en matière de prévention, y consacrant près de 2,5 fois moins de moyens que l’Allemagne, si bien qu’un diabétique sur cinq n’est pas diagnostiqué. Le texte entend donc définir une stratégie nationale de lutte contre ces maladies, renforcer le dépistage et la prévention tout au long de la vie, élargir le cercle des professionnels de santé mobilisés (notamment les pharmaciens et les masseurs-kinésithérapeutes) et intensifier les actions de sensibilisation à l’école, dans l’enseignement supérieur et en entreprise.

La commission des affaires sociales du Sénat a par ailleurs élargi le champ de la proposition de loi à l’ensemble des maladies cardio-neuro-vasculaires, renforcé la prise en compte de certains facteurs de risque, comme les maladies rénales chroniques, et consolidé la coordination avec le médecin traitant.

Nous avons voté en faveur de ce texte, tout en soulignant qu’il ne pourra produire pleinement ses effets qu’à condition d’un engagement financier à la hauteur des ambitions affichées en matière de santé publique. Aujourd’hui encore, la mortalité liée à ces pathologies touche deux fois plus les ouvriers que les cadres ; un constat à garder à l’esprit alors que les débats sur l’âge de départ à la retraite restent d’actualité.