Marie Claude Varaillas

Revaloriser les métiers du travail social

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Le Sénat a examiné le 7 janvier dernier la proposition de loi visant à revaloriser les métiers du travail social, déposée par Annie Le Houerou. Les débats ont mis en lumière l’urgence sociale que représente la situation des travailleuses et travailleurs sociaux, ainsi que les clivages politiques persistants sur les réponses à y apporter.

Le travail social recouvre des réalités multiples telles que la protection de l’enfance, l’accompagnement du grand âge, le handicap, l’insertion sociale et l’aide à domicile. Ce secteur – composé à 95 % de femmes – reste largement invisibilisé et sous-rémunéré.

Avec une dégradation continue de leurs conditions de travail et leurs conséquences sur la qualité de la prise en charge, la proposition de loi proposait une revalorisation salariale, une indexation des salaires sur l’inflation et l’ouverture de négociations salariales, ainsi qu’une offre de formation plus attractive. Des réponses concrètes et urgentes pour répondre à la crise des vocations.


 Si le texte a été adopté, seuls deux articles sur cinq ont été conservés. Ainsi, les articles clés portant sur la revalorisation salariale ont été rejetés. L’article 4 qui ouvre aux élèves des formations sanitaires et sociales l’accès aux bourses sur critères sociaux, ainsi qu’aux services de restauration et de logement des Crous, à lui été maintenu.

Pour les sénatrices et sénateurs CRCE-K, ces métiers sont les piliers de notre société. Professionnelles mises en valeur durant la crise covid,  leurs salaires n’ont pas évolué  à la hauteur de leur utilité sociale.

Nous dénoncons également le désengagement financier de l’État, notamment dans le financement de la prime Ségur, dont la charge repose largement sur des départements déjà fragilisés.