Mardi 7 juillet, j’ai participé, en commun avec la commission des affaires sociales, à un échange de vues avec cinq ministres sur la gestion de la crise caniculaire par le Gouvernement, Monique Barbut (transition écologique, biodiversité et négociations internationales sur le climat et la nature), Annie Genevard (agriculture, agro-alimentaire et souveraineté alimentaire), Édouard Geffray (éducation nationale), Stéphanie Rist (santé, familles, autonomie et personnes handicapées) et Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée chargée de l’énergie). Cette audition m’a permis d’interroger le Gouvernement sur les moyens réellement mobilisés dans les écoles, les hôpitaux et auprès des collectivités pour protéger les plus fragiles des vagues de chaleur successives qui représentent désormais un défi majeur de santé publique et d’adaptation de nos territoires. J’ai alerté sur la forte hausse des décès constatée pendant cet épisode de canicule, la nécessité de renforcer durablement notre système de santé, au-delà des seules mesures d’urgence et évoqué aussi les conditions de travail des salariés exposés aux fortes chaleurs. J’ai regretté par ailleurs la baisse des moyens nécessaires aux collectivités pour faire face à l’isolation de leurs bâtiments publics et notamment la diminution du fonds vert passé de 2,4 milliards à 836 millions d’euros . 12 millions de nos compatriotes vivent dans des logements qui sont des passoires thermiques. Alors que nous devrions rénover 700 000 logements par an, l’ANAH n’en déclare que 120 000 en 2026. J’ai enfin demandé quelles mesures immédiates le Gouvernement entendait mettre en œuvre pour protéger nos concitoyens lors des prochains épisodes de chaleur, mais aussi comment il compte préparer durablement notre pays à ces crises qui vont se multiplier.
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